Le Deux-Sèvres se chauffe au bois depuis toujours, et pour de bonnes raisons : le bocage
de Gâtine et du Bressuirais fournit du chêne et du châtaignier à quelques kilomètres de
chez soi, et l’hiver océanique reste doux, autour de 5 à 7 °C de moyenne en janvier, avec
des gelées surtout concentrées entre décembre et février. Ce qui pèse ici, ce n’est pas
le froid extrême : c’est l’humidité, près de 800 mm de pluie par an, les brouillards de
la Sèvre Niortaise et du Thouet, et des murs épais qui mettent longtemps à sécher.
Le bon appareil dépend donc moins du catalogue que du bâti. Sur les pavillons des années
1975 à 2000 de la couronne niortaise, à Chauray, Aiffres, Bessines ou La Crèche, un poêle
à granulés en sortie ventouse s’installe sans toucher à la toiture et reprend l’essentiel
de la saison de chauffe laissée aux convecteurs électriques. Sur une longère de Gâtine ou
une ferme du Bocage bressuirais, autour de Secondigny, Cerizay ou Mauléon, c’est la bûche
qui reste imbattable au kWh, à condition d’avoir la place pour empiler et de laisser sécher
18 à 24 mois. Dans les maisons de bourg en tuffeau du Thouarsais, entre Thouars, Airvault
et Saint-Varent, la question du conduit maçonné et de son tubage arrive avant celle de la
puissance.
Reste un point que trop de devis oublient : un logement mieux chauffé ne respire pas mieux.
Condensation sur les vitrages, traces noires au bas des murs nord, air lourd le matin,
ce sont des signaux de ventilation, pas de chauffage. Les deux chantiers se pensent ensemble,
et c’est exactement ce que ce site aide à démêler avant de signer.